Cut-up, etc.

mai 15, 2007

Parmi les artistes dont l’ambition est de fonder une forme de mythologie à l’heure actuelle, j’ai l’impression que se distinguent nettement deux catégories.

Dans la première catégorie, ceux qui réactualisent des mythologies passées afin de s’appuyer sur leur force évocatrice existante (Wagner) si on peut penser que les archétypes employés sont suffisamment résistent pour que cela en vaille la peine, le fait de se baser sur un contenu ou une forme passée peut rendre plus difficile d’atteindre ceux des éléments de la modernité qui sont le plus en rupture avec le passé.

Dans la deuxième, ceux qui, sans négliger de s’appuyer sur des éférences, préfèrent construire de nouveaux systèmes qui prennent le plus possibles en compte les spécificité de notre époque. Les exemples les plus marquants sont les auteurs (Burroughs, Robert Anton Wilson) qui pensent que, l’élément novateur de l’époque moderne étant la discontinuité, il est nécessaire que leur mythologie prenne cette forme pour qu’elle soit juste. Si j’ai tendance à me ranger à l’avis des seconds, je pense qu’il est d’une part impossible de restituer dans un texte linéaire tel qu’il est lu la substance de l’expérience vécue de la continuité sans devoir l’altérer dans son essence même, et que d’autre part l’effort nécessaire à s’en imprégner est si important qu’il rend très difficile l’identification entre le contenu et ce qu’il prétend atteindre. Donc que cette voie, plus séduisante, et même si elle a donné des résultats, ne permet pas d’atteindre son objectif premier.

mais l’idée même de vouloir fonder une mythologie contemporaine n’est elle pas une absurdité ? Ne se pourrait il pas qu’elles soient construire seulement après coup, sans peut-être même se préoccuper du statut des objets qu’elle annexe ?

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